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De l’IA faible à l’IA forte

                        

Un axe de recherche du MAIA

 

L’IA a connu ces dix dernières années une véritable révolution grâce au big data, à la puissance des nouveaux ordinateurs, aux couches neuronales et au deep learning. Les robots accumulent les données, les catégorisent, les relient entre-elles, apprennent, prédisent et sont en capacité de prendre ou de proposer des décisions, après avoir subi des entraînements intensifs.  Ce système informatique, pour efficace soit-il et pour étonnantes que soient ces performances, se caractérise par une intelligence artificielle faible. Son fonctionnement ne repose que sur un système de calculs binaires : 0 et 1 ; vrai ou faux ; ouvert ou fermé. 

Comment passer de l’intelligence artificielle faible à une intelligence artificielle forte, c’est-à-dire à une intelligence capable de réagir non pas seulement à partir de calculs informatiques mais aussi de s’appuyer sur des émotions et en interaction avec son environnement et ses changements ? Nombre  de scientifiques et de chercheurs estiment que la disruption ne peut provenir que d’une nouvelle approche méthodologique, d’une autre forme de pensée et de la définition d’un autre paradigme.

La pensée réunionnaise est d’essence quantique en cela qu’elle permet une superposition d’états et une familiarisation avec le principe d’incertitude. En effet la pensée réunionnaise, contrairement au principe cartésien, ne repose pas sur un langage binaire. Elle est multipolaire permettant d’être à la fois du Nord et du Sud, de pratiquer plusieurs cultes en même temps ou encore d’entretenir des passerelles entre le monde des vivants et celui des morts.

Peut-on s’appuyer sur l’expérience réunionnaise pour ouvrir de nouvelles voies de recherche ? Les neurosciences seront une des spécialités du laboratoire MAIA.